Salariat et entreprises de travaux agricoles : comment choisir pour son exploitation viticole ?

Conserver tous ses employés sur le domaine ou avoir recours à des prestataires externes : telle est la question !
Dans le cadre de nos audits 360°, nous, le Cabinet Saint Vincent, sommes amenés à étudier l’intégralité de vos pratiques tant à la vigne qu’au chai. Cette étude porte donc également sur votre stratégie en ressources humaines (RH). 
Avec le poids croissant du salariat, les incertitude qui peuvent en découler pour l’employeur et la démocratisation des entreprises de travaux agricoles, vous êtes nombreux à nous interroger sur un éventuel changement fonctionnement au sein de votre exploitation. 

Tachons d’interroger, ces deux pratiques !

Le salariat au sein de l'exploitation viticole

Avoir des employés directement sur l’exploitation a la grande qualité d’offrir une main-d’œuvre à demeure pour la multitude des travaux à réaliser sur l’exploitation tout au long de l’année culturale. 

 

D’usage, l’attachement à l’exploitation viticole offre une plus grande flexibilité et simplicité dans les relations de travail. Le temps de travail est plus simplement organisé entre les périodes très demandeuses et les périodes où la vigne se repose et où le chai tourne au ralenti.

 

 

Certains points noirs viennent ternir le tableau : le coût du salariat et les risques de la vie. 

 

En effet, un employé n’est pas une charge neutre l’exploitation. Bien au contraire, il est généralement le poste principal de dépenses. Multiplier les employés peu polyvalents, c’est multiplier les charges. Or, dans cette période trouble pour la viticulture où la trésorerie est en tension, les moindres entrées et sorties de monnaies sont suivies. Un employé de plus ou de moins peut réellement faire la différence. 

 

En outre, un salarié à demeure, en tant qu’être humain, ouvre aux aléas de la vie que l’employeur doit supporter : arrêts maladies, accidents de travail, congés maternité ou paternité, congés payés, etc. Ces situations bien que naturelles et normales peuvent être louées de conséquences pour des structures de taille petite à moyenne qui ne peuvent pas nécessairement supporter les coûts financiers liés à ces évènements.

 

Le recours aux entreprises de travaux agricoles

Quant à lui, le recours aux entreprises de travaux agricoles a la grande qualité de proposer une main-d’œuvre extrêmement qualifiée pour l’ensemble des travaux réalisés. Le vendangeur reconnaît le raisin de qualité et celui a laisser sur la vigne, la taille est plus précise et n’abîme pas le pied de vigne. Elle offre également la possibilité au directeur d’exploitation de bénéficier d’une équipe réduite à l’année et de ne faire intervenir ces professionnels supplémentaires qu’aux moments de l’année ou la nécessité se fait sentir. 

 


Les difficultés que présentent le recours aux entreprises de travaux agricoles sont de deux ordres : le contrôle et la disponibilité. D’une part, les exploitants qui ont recours aux prestataires externes ont un devoir de contrôle du respect des normes sociales par l’entreprise, c’est-à-dire que la légalité de la présence sur le territoire le cas échéant, l’acquittement des cotisations auprès de la MSA doivent être vérifiées. 

 

En effet, est prévue une responsabilité du « client », comprendre l’exploitant agricole qui a recours aux entreprises agricoles. Cela constitue une charge logistique important pour l’exploitant agricole qui s’expose, à défaut, à une solidarité fiscale de l’entreprise prestataire de service, voire à des poursuites pénales. 

 

D’autre part, la vigne est une plante cyclique qui nécessite certains travaux à des périodes déterminées, similaires dans tous les terres viticoles d’une même aire géographique. Le risque, sans anticipation est de se retrouver sans main d’oeuvre disponible au moment où la nécessité point. Or la vigne et donc les vins ne tolèrent que rarement des retards de travaux et la qualité du produit commercialisé peut rapidement être affectée. 

Pour conclure

Finalement, salariat ou recours à des prestataires externes : il n’existe pas de modèle universel.

Le choix dépend avant tout de la taille de l’exploitation, de son organisation, de ses besoins en main-d’œuvre au cours de l’année et de sa capacité financière. Dans de nombreux cas, la solution réside d’ailleurs dans un modèle hybride : conserver à demeure une équipe resserrée et polyvalente, garante de la connaissance et du suivi du domaine, tout en faisant appel à des prestataires spécialisés lors des périodes de forte activité ou pour certains travaux spécifiques.
L’enjeu n’est donc pas simplement de réduire le coût de la main-d’œuvre, mais de rechercher l’organisation la plus adaptée à l’exploitation, sans compromettre la qualité du travail réalisé ni créer de nouveaux risques sociaux, juridiques ou organisationnels.

C’est précisément l’objet de l’audit 360 du Cabinet Viticole Saint Vincent : analyser le fonctionnement réel de l’exploitation pour identifier les postes qui peuvent être rationalisés et proposer une organisation cohérente avec ses besoins et sa situation économique.

Parce qu’en viticulture, optimiser ses charges ne doit jamais signifier sacrifier la qualité de son outil de production.

 

Le Cabinet viticole Saint-Vincent est là pour vous aider dans l’évaluation et la révision de vos stratégies.

 

Nous proposons des services ponctuelles ou suivies pour être un soutien véritable dans ces océans de données parfois difficilement traitables lorsque l’on est présent à la vigne, au chai et à la boutique. 

 

Découvrez par exemple nos services de gestion partagée ici

 

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